2026-07-10 · buy-side

Le S&P 500 pourra-t-il faire fi de la hausse des cours du pétrole et des risques géopolitiques ?

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Les marchés ont une nouvelle fois pris conscience de la rapidité avec laquelle les risques géopolitiques peuvent resurgir après qu'un échange de tirs plus intense entre les États-Unis et l'Iran a fait grimper en flèche les cours du pétrole brut hier. Si la réaction à Wall Street et sur les marchés des changes a été relativement modérée par rapport à celle observée en Europe, le Brent brut, oscillant près des 80 dollars le baril, a néanmoins modifié le contexte macroéconomique.

Si les prix de l'énergie restent élevés, tout progrès sur l'inflation pourrait commencer à marquer le pas. Cela compliquerait les perspectives de politique monétaire de la Réserve fédérale et augmenterait la probabilité d'une hausses des taux d'intérêt à court terme. Cela maintiendrait le dollar, tout en pesant potentiellement sur les actions, en particulier dans les pays fortement dépendants des importations d'énergie.

Les actions européennes ont été les plus touchées par la vague de ventes d'hier, des indices tels que le DAX et l'IBEX menant la baisse, tandis que les indices de référence américains se sont montrés relativement résistants. Malgré tout, les investisseurs restent prudents, craignant qu'une période prolongée de prix élevés du pétrole ne finisse par se répercuter sur l'ensemble des actifs à risque.

Trump peut-il empêcher un nouveau choc énergétique ?

Les marchés se sont brièvement stabilisés après que Trump a laissé entendre que l'Iran restait disposé à négocier, apaisant ainsi en partie les craintes immédiates d'une escalade militaire plus large. Il n'est toutefois pas certain que ces espoirs se justifient.

La principale préoccupation des opérateurs est la possibilité d'une nouvelle perturbation de l'approvisionnement en pétrole en provenance du Moyen-Orient. Toute nouvelle menace pesant sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ajouterait presque certainement une couche supplémentaire de risque aux marchés de l'énergie et pourrait rapidement faire grimper les cours du brut.

À ce stade, le marché semble partir du principe qu'aucune des deux parties n'a envie d'un conflit prolongé. Cette hypothèse a contribué à empêcher une remontée encore plus forte du pétrole, mais l'actualité géopolitique devrait rester une source importante de volatilité au cours des prochains jours.

L'attention se tourne vers les données sur l'inflation de la semaine prochaine

Le compte-rendu de la réunion de juin de la Réserve fédérale n'a guère apporté d'éléments que les investisseurs ne connaissaient pas déjà. Les décideurs ont globalement maintenu leur approche prudente, ne laissant aux marchés que peu d'indices nouveaux quant au calendrier de la prochaine décision de politique monétaire.

Au contraire, l'attention se tourne déjà vers le rapport sur l'inflation américaine de la semaine prochaine, qui devrait fournir une indication beaucoup plus claire quant à savoir si les pressions sur les prix recommencent à s'accentuer. Les investisseurs suivront également de près le témoignage de Kevin Warsh devant le Congrès afin d'obtenir des informations supplémentaires sur les perspectives de politique monétaire.

Si les prix de l'énergie devaient continuer à grimper, les anticipations d'inflation pourraient remonter légèrement, ce qui risquerait de renforcer la position prudente de la Fed et de limiter la capacité des actions à prolonger leurs récents gains.

Les contrats à terme sur le S&P 500 testent une zone de résistance importante

D'un point de vue technique, les contrats à terme sur les futures sur S&P 500 se sont remis de la vague de ventes d'hier après l'intervention des acheteurs aux alentours du niveau de 7 500. Ce rebond est encourageant, mais il a propulsé le marché dans une zone de résistance importante située entre environ 7 540 et 7 578, une zone qui avait auparavant servi de support avant de céder.

Un passage durable au-dessus de cette zone améliorerait la configuration technique à court terme et pourrait permettre à l'indice de retester ses récents plus hauts, situés entre 7 632 et 7 648. Au-delà, le prochain objectif haussier se situe près de 7 732, ce qui correspond à l'extension de Fibonacci à 200 % de la baisse enregistrée entre janvier et mars.

À la baisse, cependant, 7 500 reste le premier niveau à surveiller. Une cassure décisive en dessous remettrait la moyenne mobile exponentielle à 21 jours sous pression et augmenterait la probabilité d'un recul plus marqué.

Un autre support se situe autour de 7 450, suivi de 7 354, niveau qui avait marqué le point de cassure lors du rebond de juin. La perte de ce support affaiblirait considérablement les perspectives à court terme et exposerait le précédent plus bas oscillatoire, autour de 7 232.

Si les ventes s'accéléraient au-delà de ce point, l'attention se porterait alors sur la zone psychologique importante des 7 000.

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